Un couloir interminable… de vaporeux rideaux de soie d’un blanc sale usé par les âges flottent en silence le long de mon chemin, bien qu’aucun souffle d’air ne paraît filtrer à
travers les grandes baies vitrées de cette très ancienne bâtisse. Il me semble percevoir, caché dans quelque improbable recoin, le roucoulement rassurant et doux d’oiseaux fantomatiques. Une cage
de bois git, triste vestige brisé, sur le sol carrelé de marbre blanc. Quelques taches de sang m’indiquent la direction à suivre. J’avance le cœur battant, illuminant mon parcours de la flamme
tremblante d’une lampe à huile d’un autre temps. De massives portes de chêne brut jalonnent mon avancée vers les ténèbres qu’il me semble reconnaitre. Suis-je déjà venue ici ? Les pans
d’une lourde jupe de taffetas et de satin entravent ma route et je réalise soudain que mes poumons sont comprimés entre les dentelles et la soie d’un corset. Pourquoi suis-je ainsi vêtue ? Le
roucoulement doucereux des oiseaux invisibles se rapproche. Je les cherche du regard en vain et m’arrête face à la porte au bout du corridor. Le frottement désordonné et chaotique de quelques ailes
qui battent m’arrache un frisson glacé. Je n’ose pas aller plus avant, mais je suis incapable de rebrousser chemin. Le tic-tac d’une vieille horloge résonne de toute part, je ne peux en déceler la
provenance. Je tends au plus loin la frêle lumière qui vacille sans raison. Il me semble deviner quelques ombres fuyantes qui glissent le long du mur et viennent se perdre dans le plafond. Un
silence fait de craquements étranges et de furtifs battements d’ailes d’un oiseau qui se débat maladroitement s’insinuent tout autour de moi, accompagnés du lancinant cliquetis de l’horloge.
J’entends les martellements de mon cœur qui cogne trop fort sous le tissu et se mêle à ma respiration angoissée. Je soulève dans un froissement de satin la longue robe aux reflets d’un bleu sidéral
et avance de quelques pas, mue par une volonté qui m’est étrangère.

Un froid lancinant semble vouloir prendre possession de moi à travers la plante de mes pieds nus. J’ai peur. Je cligne des yeux dans la pénombre et suis figée de terreur. Le cliquetis infernal de l’horloge envahit maintenant tout l’espace. Quelque chose palpite derrière la porte, qui gonfle et se tord en défiant toute logique physique. De longs filets d’ombres se fraient un passage et s’étalent rapidement sur les murs, avançant droit vers moi. Un innommable gargouillis s’éparpille dans le corridor, qui perd toute consistance. Je suis tétanisée devant les gonds qui craquent et gémissent, mes jambes ne m’obéissent pas, exactement comme si elles étaient plongées dans le béton. Des coups d’une violence inouïe contre le battant, mon Dieu ! Elle va céder !
Je me redresse brusquement, inondée de sueur et haletante et il me faut quelques secondes pour réaliser que je suis à bord de l’Arcadia. Le corset inconfortable a disparu et je passe une main troublée sur mes côtes, sous le léger vêtement de fibres synthétiques, décontenancée par sa légèreté. Plus aucune trace de l’encombrante jupe à l’étoffe moirée. J’étends mes jambes dénudées au-dessus des draps, songeuse, lorsque mon regard est attiré par une petite forme blanche. Je reste un bref instant figée de stupeur, avant de saisir précautionneusement entre deux doigts la plume aux reflets de nacres perdue au creux d'un monde qui n'est pas le sien. Quel est donc ce maléfice ? Je passe une main sur mon front et enferme la mystérieuse plume dans la poche de ma veste de combat, avant d’enfiler mes vêtements, encore aux prises avec les brumes insistantes de l’univers étrangement familier de mon cauchemar. Je décide de rallier le poste médical afin de confier ma découverte au Docteur Villars, en vue d’analyses, qui sait quelles réponses pourraient m’apporter la science? J’avance en silence dans les longs corridors de l’Arcadia, rassurée par le claquement franc et clair de mes bottes ainsi que l’éclairage synthétique d’une blancheur certes exempte de charme, mais aussi de fantômes.
Un nouveau carré de lumière jaune qui se découpe sur le sol attire bientôt mon attention et je tourne la tête vers l’entrée des quartiers de notre dangereux invité, qui n’a pas jugé bon de refermer sa porte. Aimantée par la curiosité, je m’approche discrètement afin de mieux discerner l’intérieur de la pièce, et suis tout d’abord fascinée par les ombres dansantes et fantasmagoriques de plusieurs dizaines de bougies allumées, qui dessinent sur les murs des formes instables et capricieuses. Je reste interdite devant l’étrange ballet que Zon exécute dans un silence parfait, son corps à la musculature sèche et harmonieuse jouant avec les lames blanches de ses katanas qui effectuent d’amples courbes maîtrisées d’une poigne habile. L'image furtive d'un félin aux épaules saillantes en position d'attaque m'effleure l'esprit. Son torse nu et sa chevelure noire relevée en une queue de cheval accentuent la finesse de ses traits. J’admire avec une avidité conjuguée de remords les entrelacs complexes des lignes d’un tatouage qui se dessinent sur ses épaules et la moitié de sa poitrine imberbe, pour venir se perdre dans le bas de ses reins tendus, se mêlant à ses longues mèches soyeuses. Les symboles que je ne peux déchiffrer semblent se mouvoir au rythme de ses mouvements rigoureux et adroits. Les lames déchirent l’air dans un souffle nerveux alors qu’il mime des parades élégantes aux attaques d’un hypothétique ennemi. Je suis hypnotisée par ses gestes à la violence précise et maîtrisée, issus d’une tradition intemporelle qui m’est inconnue. Les lames irisées de reflets étincelants tournoient soudain au dessus de sa tête pour venir se croiser sur son torse tandis qu'il courbe son front en un salut empreint d’une noblesse oubliée.
— Bonsoir commandant, dit-il sans se retourner vers moi. Je sursaute, avec la sensation désagréable d’être prise en flagrant délit.
— Oui, je savais que vous étiez là, insiste-t-il en me toisant d’un regard amusé accompagné de son plus irritant sourire narquois. Il incline la tête sur le côté et écarte sa main droite, m’invitant respectueusement à entrer. Je recule d’un pas, surprise, tandis que son sourire se fait avenant et doux.
— Je n’ai encore occis personne sans une bonne raison depuis que je suis monté à bord, vous ne craignez rien commandant, murmure-t-il d’un air moqueur.
— Mais vous ne me faites pas peur, monsieur Zon.
— Je sais, car votre âme est courageuse et indomptable. J’avais remarqué.
Sa manière de me complimenter me ferait presque rougir, et je m’en veux aussitôt de rentrer dans son jeu étrange. Il s’approche et me tend un de ses katanas.
— En garde, commandant.
Je ne peux refuser son invitation et lève la lame dans sa direction en signe d'acceptation. Nous entamons bientôt un insolite ballet, accompagné du claquement sonore des armes qui s’entrechoquent. Malgré toute l'incompréhensible colère qui s'est nouée au creux de mon ventre et bien que j'y mette toute mon énergie, Il a rapidement le dessus et la pointe de son katana vient se poser contre ma gorge.
— J’ai déjà vécu cette scène, dis-je entre deux respirations saccadées.

— Vous êtes trop impulsive, commandant, et votre poignet manque de souplesse. Laissez-moi vous montrer.
Il ne me laisse pas le temps de répondre et se plaque derrière moi, entourant mes épaules de ses bras afin de me saisir les mains et de diriger mon geste. La lame fend l’air avec une adresse et une vigueur étourdissante, tandis que je frissonne en sentant son souffle tiède contre ma nuque. Un trouble incompréhensible s’empare de mes sens et contre toute attente mon cœur s‘emballe soudain. Je ferme les yeux, grisée par la chaleur de son corps frôlant le mien et la force de ses mouvements souples et assurés. Je me laisse diriger par sa poigne de fer qui me semble pourtant d’une douceur sans égal.
— Laissez la lame vous guider, murmure-t-il à mon oreille d’une voix profonde, électrisant mes sens. Il ramène enfin l’arme contre ma poitrine et nous restons un instant immobiles, isolés au sein d'une sphère étrange où les règles du jeu sont tronquées et plus rien d’autre n’existe que cet instant d’intimité. Quelque chose en moi se révolte soudain et je m’écarte brusquement afin de lui faire face. L’expression singulière de son regard animal me fascine, mais je recule et lui tends son arme comme si je me défaisais d’un maléfice en tentant désespérément de ne rien laisser transparaître du trouble diffus que sa présence déclenche en moi. Je suis cependant incapable de détacher mon regard du sien ni de briser le silence équivoque qui s’est abattu entre nous. L’appel au ralliement qui résonne soudain dans les couloirs me fait sursauter.
— Nous serons dans quelques minutes à l’orée de la nébuleuse de Razokan. Le capitaine et les officiers sont priés de rejoindre le pont immédiatement, annonce la voix d’Alfred. J’obtempère immédiatement et abandonne monsieur Zon, sans un regard en arrière, soulagée par cette interruption inopinée, tandis qu’il s’empresse d’enfiler une chemise afin de suivre mes pas.

Un froid lancinant semble vouloir prendre possession de moi à travers la plante de mes pieds nus. J’ai peur. Je cligne des yeux dans la pénombre et suis figée de terreur. Le cliquetis infernal de l’horloge envahit maintenant tout l’espace. Quelque chose palpite derrière la porte, qui gonfle et se tord en défiant toute logique physique. De longs filets d’ombres se fraient un passage et s’étalent rapidement sur les murs, avançant droit vers moi. Un innommable gargouillis s’éparpille dans le corridor, qui perd toute consistance. Je suis tétanisée devant les gonds qui craquent et gémissent, mes jambes ne m’obéissent pas, exactement comme si elles étaient plongées dans le béton. Des coups d’une violence inouïe contre le battant, mon Dieu ! Elle va céder !
Je me redresse brusquement, inondée de sueur et haletante et il me faut quelques secondes pour réaliser que je suis à bord de l’Arcadia. Le corset inconfortable a disparu et je passe une main troublée sur mes côtes, sous le léger vêtement de fibres synthétiques, décontenancée par sa légèreté. Plus aucune trace de l’encombrante jupe à l’étoffe moirée. J’étends mes jambes dénudées au-dessus des draps, songeuse, lorsque mon regard est attiré par une petite forme blanche. Je reste un bref instant figée de stupeur, avant de saisir précautionneusement entre deux doigts la plume aux reflets de nacres perdue au creux d'un monde qui n'est pas le sien. Quel est donc ce maléfice ? Je passe une main sur mon front et enferme la mystérieuse plume dans la poche de ma veste de combat, avant d’enfiler mes vêtements, encore aux prises avec les brumes insistantes de l’univers étrangement familier de mon cauchemar. Je décide de rallier le poste médical afin de confier ma découverte au Docteur Villars, en vue d’analyses, qui sait quelles réponses pourraient m’apporter la science? J’avance en silence dans les longs corridors de l’Arcadia, rassurée par le claquement franc et clair de mes bottes ainsi que l’éclairage synthétique d’une blancheur certes exempte de charme, mais aussi de fantômes.
Un nouveau carré de lumière jaune qui se découpe sur le sol attire bientôt mon attention et je tourne la tête vers l’entrée des quartiers de notre dangereux invité, qui n’a pas jugé bon de refermer sa porte. Aimantée par la curiosité, je m’approche discrètement afin de mieux discerner l’intérieur de la pièce, et suis tout d’abord fascinée par les ombres dansantes et fantasmagoriques de plusieurs dizaines de bougies allumées, qui dessinent sur les murs des formes instables et capricieuses. Je reste interdite devant l’étrange ballet que Zon exécute dans un silence parfait, son corps à la musculature sèche et harmonieuse jouant avec les lames blanches de ses katanas qui effectuent d’amples courbes maîtrisées d’une poigne habile. L'image furtive d'un félin aux épaules saillantes en position d'attaque m'effleure l'esprit. Son torse nu et sa chevelure noire relevée en une queue de cheval accentuent la finesse de ses traits. J’admire avec une avidité conjuguée de remords les entrelacs complexes des lignes d’un tatouage qui se dessinent sur ses épaules et la moitié de sa poitrine imberbe, pour venir se perdre dans le bas de ses reins tendus, se mêlant à ses longues mèches soyeuses. Les symboles que je ne peux déchiffrer semblent se mouvoir au rythme de ses mouvements rigoureux et adroits. Les lames déchirent l’air dans un souffle nerveux alors qu’il mime des parades élégantes aux attaques d’un hypothétique ennemi. Je suis hypnotisée par ses gestes à la violence précise et maîtrisée, issus d’une tradition intemporelle qui m’est inconnue. Les lames irisées de reflets étincelants tournoient soudain au dessus de sa tête pour venir se croiser sur son torse tandis qu'il courbe son front en un salut empreint d’une noblesse oubliée.
— Bonsoir commandant, dit-il sans se retourner vers moi. Je sursaute, avec la sensation désagréable d’être prise en flagrant délit.
— Oui, je savais que vous étiez là, insiste-t-il en me toisant d’un regard amusé accompagné de son plus irritant sourire narquois. Il incline la tête sur le côté et écarte sa main droite, m’invitant respectueusement à entrer. Je recule d’un pas, surprise, tandis que son sourire se fait avenant et doux.
— Je n’ai encore occis personne sans une bonne raison depuis que je suis monté à bord, vous ne craignez rien commandant, murmure-t-il d’un air moqueur.
— Mais vous ne me faites pas peur, monsieur Zon.
— Je sais, car votre âme est courageuse et indomptable. J’avais remarqué.
Sa manière de me complimenter me ferait presque rougir, et je m’en veux aussitôt de rentrer dans son jeu étrange. Il s’approche et me tend un de ses katanas.
— En garde, commandant.
Je ne peux refuser son invitation et lève la lame dans sa direction en signe d'acceptation. Nous entamons bientôt un insolite ballet, accompagné du claquement sonore des armes qui s’entrechoquent. Malgré toute l'incompréhensible colère qui s'est nouée au creux de mon ventre et bien que j'y mette toute mon énergie, Il a rapidement le dessus et la pointe de son katana vient se poser contre ma gorge.
— J’ai déjà vécu cette scène, dis-je entre deux respirations saccadées.

— Vous êtes trop impulsive, commandant, et votre poignet manque de souplesse. Laissez-moi vous montrer.
Il ne me laisse pas le temps de répondre et se plaque derrière moi, entourant mes épaules de ses bras afin de me saisir les mains et de diriger mon geste. La lame fend l’air avec une adresse et une vigueur étourdissante, tandis que je frissonne en sentant son souffle tiède contre ma nuque. Un trouble incompréhensible s’empare de mes sens et contre toute attente mon cœur s‘emballe soudain. Je ferme les yeux, grisée par la chaleur de son corps frôlant le mien et la force de ses mouvements souples et assurés. Je me laisse diriger par sa poigne de fer qui me semble pourtant d’une douceur sans égal.
— Laissez la lame vous guider, murmure-t-il à mon oreille d’une voix profonde, électrisant mes sens. Il ramène enfin l’arme contre ma poitrine et nous restons un instant immobiles, isolés au sein d'une sphère étrange où les règles du jeu sont tronquées et plus rien d’autre n’existe que cet instant d’intimité. Quelque chose en moi se révolte soudain et je m’écarte brusquement afin de lui faire face. L’expression singulière de son regard animal me fascine, mais je recule et lui tends son arme comme si je me défaisais d’un maléfice en tentant désespérément de ne rien laisser transparaître du trouble diffus que sa présence déclenche en moi. Je suis cependant incapable de détacher mon regard du sien ni de briser le silence équivoque qui s’est abattu entre nous. L’appel au ralliement qui résonne soudain dans les couloirs me fait sursauter.
— Nous serons dans quelques minutes à l’orée de la nébuleuse de Razokan. Le capitaine et les officiers sont priés de rejoindre le pont immédiatement, annonce la voix d’Alfred. J’obtempère immédiatement et abandonne monsieur Zon, sans un regard en arrière, soulagée par cette interruption inopinée, tandis qu’il s’empresse d’enfiler une chemise afin de suivre mes pas.
Commentaires
vi vi vi vi vi... (expression plus explicite si tu pouvais l'entendre bien évidemment hihi).
commentaire n° : 1
posté par :
Sandy
(site web)
le: 22/02/2008 09:44:33
Vi,vi,vi,vi, comme..."d'accord, je vois" ou vi,vi, vi, comme, "ayé elle a pété les plombs, je savais que ça arriverais" ou encore comme "mais bien sûr, et la marmotte...", ou bien "mais qu'est-ce qu'elle nous fait là ?"...ben vi, sans l'intonation c'est pas évident, mdr !
réponse de : (site web)
le: 22/02/2008 13:45:11
Eh bien, voilà un chapitre quasi irréel, entre le rêve du début, la danse des katanas et la leçon d'escrime !
La séduction féline de Monsieur Zon est vraiment bien décrite, son ballet de lames me fait penser au paon qui offre sa plus belle parade pour l'élue de son coeur....
La séduction féline de Monsieur Zon est vraiment bien décrite, son ballet de lames me fait penser au paon qui offre sa plus belle parade pour l'élue de son coeur....
commentaire n° : 2
posté par :
Anne-Sophie GRAWITZ
le: 22/02/2008 14:20:31
Le rêve du début, je dois l'avouer est largement inspiré d'un rêve que j'ai fait une nuit, qui m'a donné envie de le dessiner. Le texte est venu ensuite et finallement ça collait parfaitement pour cette histoire. Zon incarne le charme magnétique du danger qui fais battre les coeurs et monter l'adrénaline, j'avoue que ce perso prend de l'ampleur dans mes histoires malgré moi.^^
réponse de : (site web)
le: 23/02/2008 10:46:37
lol "la marmotte"... j'ai failli m'étrangler de rire car j'étais en train de boire un petit coca en même temps .....
Faudra qu'OB pense à mettre des com audibles sur les blogs... héhé... comme cela tu entendrais l'intonnation de mon vi vi vi vi......
Faudra qu'OB pense à mettre des com audibles sur les blogs... héhé... comme cela tu entendrais l'intonnation de mon vi vi vi vi......
commentaire n° : 3
posté par :
Sandy
(site web)
le: 22/02/2008 14:51:57
Mdr, encore une adepte de boisson pleine de caféine (dit-elle en avalant sa gorgée de coca light...). ;)
réponse de : (site web)
le: 23/02/2008 10:47:54
C'est ce qu'on appelle un chapitre à dormir debout!! ;) loool
Elle va se laisser tenter ou pas par ce chat!! loooool
J'adore les dessins!!
Bises!!
Elle va se laisser tenter ou pas par ce chat!! loooool
J'adore les dessins!!
Bises!!
commentaire n° : 4
posté par :
Cindy
(site web)
le: 22/02/2008 18:12:26
Je ne répondrais pas à cette question, lol ! (je suis certaine que tu t'en doutais,hi!hi!)
Contente que les dessins te plaisent.^^
Contente que les dessins te plaisent.^^
réponse de : (site web)
le: 23/02/2008 10:52:37






