Lundi 16 avril 2007
Je viens de rentrer de la convention, épuisée mais heureuse d'avoir fait la connaissance d'un tas de gens fort intéressants et sympathiques.
Me voici de retour dans ma campagne après avoir pris un formidable bain de foule durant trois jours dans la Capitale.
Bien loin du goût amer laissé par le triste festival de Romans, cet évènement a tenu toutes ses promesses et l'ambiance festive et bon enfant a été de mise.
Des concours de cosplay, des joueurs de jeux de rôles, des concerts, des démonstrations d'arts martiaux, des jeux de plateaux, des fanzines orientés manga bien entendu, mais également de petits éditeurs intéressés par le fantastique et la science fiction ( vous imaginez bien que cela m'a comblée ).
L'effervescence permanente de cette manifestation a été un régal pour les yeux et les oreilles.

Pour le côté plus sérieux, j'ai pu cette fois-ci nouer des contacts enrichissants avec quelques éditeurs et quelqu'un serait peut-être intéressé par la diffusion de certaines de mes illustrations.
Il me faut maintenant contacter tout ce petit monde afin de leur transmettre mes écrits et mes dessins.
Voila donc un évènement fort agréable et en même temps utile. Que demander de plus ?
Je tiens à remercier tout particulièrement les membres du webring Tokinowa
( en lien à gauche de l'écran dans "mes amis" pour les curieux ) pour leur accueil et leur gentillesse.
Maintenant, place à quelques photos. : )


Voici les autres affiches participant au concours organisé par Mélusine, que je n'ai certes pas gagné, mais il faut dire qu'il y a de très belles oeuvres.


Une démonstration de self-défense très instructive, des gestes simples et efficaces qui peuvent être bien utiles en cas d'agression...


Un superbe cosplay des "happy tree friend". ( Un dessin animé, déconseillé aux âmes sensibles )


Tout le monde aura reconnu Batman.


Elektra ( personnage de Comics américain )


Un tirage de tarot plutôt optimiste fait avec les cartes créées par un membre du Tokinowa.


Quand je vous disait que tout cela était bon enfant ! Voici je crois...Sailor Moon
( personnage de dessin animé japonais) revisitée.
Un grand moment de franche rigolade...


par Linka publié dans : Divers
Vendredi 30 mars 2007
Tout d'abord, je voulais vous faire partager deux citations qui correspondent à mon sens à la démarche d'écriture qui selon mes proches me caractérise :

La première vient d'un livre de Jérôme Prieur que quelq' un m'a récemment envoyé à l'occasion de mon anniversaire :

"Est-ce un hasard si le roman noir invente un art de projection? Les doubles qui, d'une manière ou d'une autre, se profilent derrière chacun des héros révèlent, devant nos yeux, cette découverte. Ils se matérialisent, sous une forme concrète, physique, l'exploration des grands fonds de l'âme, les abîmes de l'identité: les dessous psychique de l'être, dirait Artaud."

Je ne me souviens plus où j'ai lu la seconde, mais j'ai trouvé que cela correspondait assez bien avec ce que j'essaie de faire transparaître dans mes écrits, en tout cas, j'aime à le penser...

"Un livre, pour mériter d'être écrit, doit susciter des désastres, engendrer des perditions, des anéantissements, des trahisons de l'ordre social, il doit prodiguer le feu d'un incendie esthétique."
Maurice G. Dantec


Après ce petit aparté littéraire, je vous explique mon projet :


Motivée par l'enthousiasme de nombreux lecteurs, j'ai décidé de tenter de proposer ce premier tomes à des éditeurs.
Mais la démarche sera assez longue et ne satisfait pas pleinement mes aspirations (si tant est qu'elle amène quoi que ce soit).
C'est pourquoi, en attendant, je voudrais faire un premier tirage, totalement différent de l'édition classique.

  En fait je désire faire imprimer une dizaines ou une vingtaine d'exemplaires avec une couverture quadri cartonnée format A4 ou un peu plus petit, mais pas format poche.
Des illustrations, également en quadri viendront s'insérer au fil des pages, le tout sur un papier de très bonne qualité.

Le but est en fait d'avoir entre les mains un "bel objet", que l'on a plaisir à rajouter à sa bibliothèque. (sans doute mon côté vieux jeu...)
Il s'agira en quelque sorte d' un "collector".

Il sera bien entendu signé.
Ce livre coûterais environ 25 ou 30 euros l' exemplaire, afin que je puisse rentrer dans mes frais. C'est un tarif "à la louche" que je vous donne. Il se peut que ce soit moins cher, cela dépendra de l'imprimeur...
Petit plus: les premiers chapitres ont été retravaillés et étoffés par rapport à la version du blog et certains dessins sont des inédits.

C'est là que vous intervenez:



Je voudrais savoir si certains d'entre vous seraient intéressés par l'acquisition d'un tel livre malgré le prix un peu élevé.
Ce serait sympa de me le dire en commentaire assez rapidement, que je sache si ça vaut le coup que je me lance.
Je compte sur vous hein, ne soyez pas timide, j'ai vraiment besoin de savoir ce que vous pensez de ce projet.
Je vous montrerais une image de la couverture prévue dès qu'elle sera terminée, afin d'avoir vos avis et impressions.

 
 Pour finir :

 je serais au festival Game à Paris le samedi 14 et dimanche 15 avril

sur le stand du webring Matsumoto, pour ceux qui voudraient me rencontrer.
J'amène avec moi quelques tirages photos couleurs de certains de mes dessins.
Ce serais vraiment un plaisir pour moi de rencontrer mes lecteurs.

Voici pour le plaisir, l'affiche que j'ai fais (un peu au dernier moment je l'avoue) afin de participer au concours d'affiche alternative organisé par le fanzine "Méluzine".



Dimanche 4 février 2007
Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de vous faire un petit résumé de ce que je viens de vivre.

Etant donc 8eme de la catégorie littérature et donc finaliste, je me suis dit qu’après tout il serait bon que je vienne faire un tour à Romans, pour rencontrer pleins de gens sympas, des bloggeurs, des journalistes, les habitants du coins, tout ça quoi !

Je prend donc ma voiture et me tape les 700 km qui me mènerons vers ces réjouissances sympathiques la SNCF, (pourtant partenaire) n’a pas été prévenue à temps pour consentir des réductions aux finaliste me dit-on, alors vu le tarif abbérant et les 12 heures de trajet, autant prendre ma vieille voiture et profiter de mon autoradio.

Jour 1:

6H30 et 130 euros d‘essence et de péage plus tard , me voilà arrivée devant la maison d’une sympathique bloggeuse romanaise, qui fort heureusement m’avait contacté pour me proposer de me loger.
Nous arrivons un peu en retard dans la salle de conférence, où se déroulent les présentations des finaliste.
J’avais naïvement espéré que chaque bloggeur disposerait d’un petit moment pour présenter son travail, histoire que chacun puisse se reconnaître, savoir qui fait quoi etc…
Mais non, rien de tout ça. Sur scène, mr Ginistry fait son show, et présente les blogs par leur nom, avec parfois une petite réflexion pour ceux qu’il connaît (il ne connais pas le mien, cela va de sois)
C’est tout. Rien de plus.

Bien, je reste optimiste, faut pas que je me laisse influencer par le temps pourris, la fatigue de la route, le stress de l’organisation qu’il m’a fallu pour pouvoir venir.

Direction, la tente où sont exposées les œuvres des finalistes de la catégorie arts graphiques.
Mouais…voilà : une tente avec des images accrochées (j‘apprend par la suite qu‘elles ne seront même pas offertes à leurs auteurs…)
J’ai du louper la présentation, pas foule non plus, pas un pot de bienvenue, pas même un café, rien…
Bon, il est 17 heures, et il ne se passe plus rien jusqu’à 19 h.
Nous décidons d’aller nous réchauffer dans un bar, il y aura quelques lectures à 19h (pas marquées sur le programme).
Tant pis pour la présentation des vidéos. Plus le courage de bouger.
Une petite troupe locale s’installe.
La chanteuse est extraordinaire, accompagnée d’un accordéoniste  hors pair. Les mélodies de piaf nous replongent dans le passé, et son entrecoupées des lectures choisies par la troupe. (j’apprend que tout ça n’est en fait pas à l’initiative du festival, mais de la troupe en question.)
Super  soirée quand même, qui m’a permis de rencontrer des gens  pleins de bonté et de poésie.

Jour 2:

Le réveil est dur, mais finalement  j’arrive vers midi sur le festival.
Je ne connais toujours personne et personne ne me connais, à part ma copine bloggeuse chez qui je dors.
Je décide d’assister a quelques tables rondes, qui n’ont de ronde que le nom, vu qu’il s’agit de grandes tablées posées sur scène où se tiennent les finalistes expression citoyenne.
J’avoue ne pas être une passionnée de politique, mais bon, une fois encore, le froid glacial sous la tente où se tiennent les dédicaces d’auteurs de bd me décourage, donc j’essaie désespérément de m’intéresser  à ce que disent ces gens qui ne changeront de toute façon absolument rien à la société. (l’un d’eux le revendique d’ailleurs)

Je finis par aller voir la fin des dédicaces. Mon hôtesse romanaise est dégouttée, les dessinateurs qu’elle voulait voir ne sont pas venus (ils ont préférés Angoulème, et ils ont eu bien raison.)
Bon, voilà, il ne se passe de nouveau plus rien….
Retour au bar d’en face (lui en aura bien profité en tout cas)
Là, pleins de monde. Des gens connus que je ne connais pas, des bloggeurs sûrement, mais comment savoir qui est qui. Ça parle beaucoup, ça expose avec un sourire triomphant ses nombres de pages lues ou de visiteurs par jour, ça donne son adresse de blog à tous le monde, ça rigole beaucoup.
Un journaliste interview tous ceux qui le désirent, n’importe qui peut venir lui raconter n’importe quoi devant le micro. J’observe accoudée au comptoir le manège des badaux prêt à tous pour leur minute de fausse gloire sur l’écran d’une chaîne dont le nom m’échappe….

Tout ça me fatigue. Ca sonne creux. On atteint des sommets de superficialité hystérique.
Je vais attendre patiemment la lecture des textes finalistes à 20h30 (en même temps que le concert des finalistes, ce qui est fort intelligemment organisé n’est-ce pas?
 Mais bon, après tout, on sait bien que plus personne ne lit hein ,  tout le monde s’en fout de la catégorie littérature…)
Je sors du bar à l’heure dite et retrouve la petite troupe de la veille, horrifiée de voir que la tente n’est pas chauffée, et je les comprend.
Ils s’installent tant bien que mal tandis que quelques crétins se font un plaisir de gueuler qu’ eux, ils vont au concert (ils ont raisons, au moins ils seront au chaud.)
Il ne reste que les pathétiques finaliste littéraires et les quelques amis fidèles, transis de froid sur leur chaises en plastiques, tandis que les lectrices remontent les écharpes sur leur nez.
Ca devient surréaliste.
Arrive mon texte: 5 lignes, clap clap….
Tout le monde attend la fin avec impatience, avant de se congeler sur place.
Je salue le courage des artistes.
La bloggeuse mimidup m’interpelle, et mes nerfs lâchent.
Il lui est arrivé la même chose dans la journée..

Nous n’avons pas le courage d’aller jusqu’au concert. Dommage, j’aime bien la musique…
Retour au même bar. Des sympathies se créent, les langues se délient, je suis rassurée d’entendre que ce festival n’est pas un cauchemar que pour moi.
Mon hôtesse me rejoint et nous rentrons.

jour 3:

Mr Ginistry passe devant moi sans même un salut.
Normal, il ne me connais pas.
Mr le président du jury littérature fait de même.
Cela m’arrache une moue dégoûtée. Je n’ai vraiment pas ma place ici.
Je vais aller voir une table ronde qui parle de musique. Enfin, plutôt une réunion pour faire la promo de myspace. Une autocongratulation nauséabonde, comme tout le reste de ce festival d’ailleurs.
Je retrouve mon hôtesse devant la tente.
Un journaliste nous interpelle au hasard pour une interview. Je décline l’invitation.
Je n’ai plus aucune envie d’être associée a ce festival qui n’est qu’une fumeuse escroquerie.
Tiens, ça me rappelle qu’on nous avait promis une édition d’extraits de nos textes.
Ben non. L’éditeur les a lâché au dernier moment, lui aussi, bien sûr.
Je décide de reprendre la route. Je me fous de la remise des prix. De toute façon il n’y aura pas de surprise.
Et puis en partant à 14h30, je pourrais peut-être rentrer avant que mon fils n’aille se coucher….

Vous ne m’en voudrez pas mr Ginistry, mais j’ai donné mon bracelet à un petit jeune pour qu’il puisse resquiller l’entrée. Je lui ai fait économiser 20 euros, c’était ma B.A de la journée.

 Pour finir avec cette triste page de mon existence et ce grand moment de solitude, je dirais que le festival de Roman ne s’est résumé qu’à une salle de conférence au trois quart vide,  « remplie » de ces gens qui passent le plus clair de leur temps se branler sur leur clavier d’ordinateur comme si le net était une carte au trésor qui transcenderait leur vie médiocre, une conquête de l‘ouest informatique,  dans laquelle on peut faire ce qu’on veut, et donc n’importe quoi.

 Je lis encore dans les yeux de ces organisateurs de « talent » les idées préconçues qui font d’eux des gens « dans le vent »: « Works est fourni avec ton pc, alors que photoshop il faut payer cher pour l’avoir. Et savoir l’utiliser, c’est dur !
Toi qui écrit, tu es une sous merde qui ne mérite d’être là que pour le protocole, car tout le monde écrit.
Pour avoir du talent, il faut payer. Il faut acheter le talent. Puis le jeter à grand coup de mises à jour pour en avoir une dose nouvelle, et donner à tous l’illusion d’en avoir »

Le festival de Romans n’aura pas changé le monde. Il n’aura éveillé en personne l’envie de faire quelque chose pour le changer.
Il n’aura été que le festival de ces gens étroits d’esprits (15‘’ ou 17‘’pouces?) rendant l’univers du net hermétique et froid comme la première lecture d’un manuel de software…
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